Carsten Niebhur’s first list of Arabian strains: 1765-66

Kate McLachlan has identified Carsten Niebhur’s Description de l’Arabie (a contemporary French translation of the German original) as the source for the first list of Arabian horse strains in Western literature.

The account can be safely dated to 1765-1766, when Niebhur was crossing Mesopotamia, Syria and Anatolia on his way back from India to Constantinople:

“On sait, que les Arabes font grand cas de leurs chevaux; on pourrait dire, qu’il les divisent en deux espèces. Ils nomment l’une Kadischi, c. à. d. chevaux de race inconnue, lesquels ne font pas plus estimés en Arabie que les chevaux ordinaires ne le sont en Europe ; ils servent à porter les fardeaux & à tous les autres ouvrages. La seconde espèce s’appelle Kochlâni ou Koheyle, c. a. d. chevaux dont on a écrit la généalogie depuis deux mille ans. On veut qu’originairement ils soient venus du haras de Salomon-, aussi sont-ils très chers […]. Les Kôchlâni sont principalement élevés par les Bédouins entre Bâsra, Merdin & la Syrie, ou les grands Seigneurs ne veulent point monter d’autres chevaux. Toute cette race se divise encore en plusieurs familles. On trouve près de Mosùl les familles Dsjùlfa, Mânaki, Dehâlemîe , Seklaui, Sâade, Hamdâni & Fràdsje; celles d’autour de Hâleb font Dsjùlfa, Mânaki, Toreifi, Seklaui; à Hâma, Challaùi; à Orfa, Daâdsjani; à Damâsk, Nédsjedi. Je n’ai pas entendu parler de ces Kôcblâni fur la côte occidentale de l’Arabie; mais je crois, qu’il y en a surtout dans Hedsjâs. Quelques-unes de ces familles font préférées aux autres, & bien que l’on soit assuré , que les Kôcblâni sont quelquefois inférieurs à quelques Kadischi, on estime beaucoup plus les premiers, surtout les jumens, dans l’espérance d’en avoir de belle race.

Niebhur makes a good faith effort at spelling the strain names right, and while some in his list appear in the masculine form and others in the feminine, it’s a relatively easy correspondance with the modern Arabic spelling:





Dsjùlfa = Jilfa / Djulfa (masculine: Jilfan or Djulfan) in the Mosul and Aleppo areas

Mânaki = Ma’naqi (already in the masculine) in the Mosul and Aleppo areas

Dehâlemîe = Duhaymi (diminutive of Dahman) in the Mosul area

Seklaui = Saqlawi (already in the masculine) in the Mosul and Aleppo areas

Sâade = Saada (masculine Saadan) in the Mosul area

Hamdâni = Hamdani (already in the masculine) in the Mosul area

Fràdsje = Frayja (masculine Frayji or Frayjan) in the Mosul area

Toreifi = Trayfi in the Aleppo area

Challaùi = Khallawi in the Hama area

Daâdsjani = Da’jani in the Orfah/Urfa area

Nédsjedi = Najdi, i.e., from Najd, a region but not a strain, in the Damascus area.

What I found most interesting is Niebhur’s assigning specific strains to certain geographical areas of Syria and Mesopotamia, presumably the dwelling areas of different Bedouin tribes. My next step is figuring out which tribes lived in these areas at the time of his journey. That will provide a rough assignment of the strains to these tribes. Some strains like Jilfan, Ma’naqi and Saqlawi are associated with more than one area, which means that they were already spread among different tribes.

There were no Shammar in the Mosul area just yet. They were still further south in Arabia around 1765. The main Bedouin tribes around Mosul in Niebhur’s time were the Tai, which he mentioned, as well as the Jubur and the Ubayd (both of these being offshoot of the larger Zubayd tribe). They were displaced by the Shammar when these moved north towards the end of the 18th century.

The association of the Khallawi strain in particular with the Hama area is worth mentioning. Khallawi is a strain that originated with the Mawali tribe, which nomadizes around Hama. Niebhur is spot on here.

3 Replies to “Carsten Niebhur’s first list of Arabian strains: 1765-66”

  1. In 1792, Robert Heron published an abbreviated English translation of Niebhur’s account of his trip. The paragraph on horse strains only contains a reference to the Kuhaylan and Jilfan strains. The rest is rather similar to the French translation above.

    “Of all their domestic animals, it is well known that the Arabians put the greatest value on their horses. Of these they have two great branches, the Kadischi , whose descent is unknown, and the Kochlani (i.e., Kuhaylan), of whom a written genealogy has been kept for two thousand years. The Kadischi are in no better estimation than our European horses, and are usually employed in bearing burthens, and in ordinary labour. The Kochlani are reserved for riding solely. They are highly esteemed, and consequently are very dear. They are said to derive their origin from King Solomon’s studs […].

    The Kochlani are neither large nor handsome, but amazingly swift : It is not for their figure, but for their velocity, and other good qualities, that the Arabians esteem them […].

    These Kochlani are bred chiefly by the Bedouins settled between Basra, Merdin, and Syria, in which countries the nobility never choose to ride horses of any other race. The whole race is divided into several families, each of which has its proper name: That of Dsjulfa (i.e., Jilfan) seems to be the most numerous. Some of these families have a higher reputation than others, on account of their more ancient and uncontaminated nobility. Altbough it is known by experience, that the Kochlani are often inferior to the Kadischi, yet the mares at least of the former, are always preferred, in the hopes of a fine progeny.

    The Arabians have indeed no tables of genealogy to prove the descent of their Kochlani; yet they are sure of the legitimacy of the progeny; for a mare of this race is never covered unless in the presence of witnesses, who must be Arabians.”

    Source: TRAVELS THROUGH ARABIA,AND OTHER COUNTRIES IN THE EAST, PERFORMED BY M. NIEBUHR, NOW A CAPTAIN OF ENGINEERS IN THE SERVICE OF THE KING OF DENMARK. TRANSLATED INTO ENGLISH BY ROBERT HERON WITH NOTES BY THE TRANSLATOR; AND ILLUSTRATED WITH ENGRAVINGS AND MAPS. IN TWO VOLUMES. EDIMBURGH, 1792.

  2. Oh, so the Najdi in early writers is a strain, and not the later Najdi of European writings? Domingo Badía y Leblich/Ali Bey el Abbassi divides Arabians into djelfé, seclàoui, oœl mefki, oœl nagdi, oœl sabi and oœl treidi. He says of them (1814, Voyages d’Ali Bey El Abbassi, Vol. 3, pp. 239-41):

    La première, nommée djelfé, tire son origine de I’Arabie heureuse ou du Yémen. Les individus qui en proviennent sont rares à Damas, mais on en trouve assez communément chez les Arabes voisins d’Anaze. Le cheval djelfé est admirable pour la course; c’est le véritable cheval de bataille; très agile, plein de feu, il ne paroît jamais fatigué, et supporte pendant long-temps la soif et la faim; il est cependant doux comme un agneau, ne se met point en colère, ne mord pas et ne rue jamais. Mais il faut lui donner toujours beaucoup d’exercice et peu de nourriture. Il a la taille et la croupe fort élevées, l’encolure effilée, les oreilles un peu longues. Ce n’est pas le plus beau des chevaux de race, mais il est incontestablement le meilleur. Un cheval parfait de cette race, comme ils le sont presque tous à l’âge de deux à trois ans, revient au moins à deux mille piastres turques.

    La seconde, nommée seclàoui, se tire de la partie orientale du désert. Ce que j’ai dit de la race djelfé peut être attribué également à celle-ci, qui diffère de l’autre seulement par le lieu de la naissance; car les rands connoisseurs peuvent à peine les distinguer. Leur prix est presque aussi élevé; cependant on préfère les djelfé.

    Les chevaux de la troisième race, appelée oœl mefki, sont de toute beauté; ils n’égalent pas ceux des deux premières par leur vitesse à la course, mais ils les surpassent par leurs formes, qui présentent les belles proportions du cheval andalous, auquel ils ressemblent beaucoup. Ce sont de véritables chevaux de parade très communs à Damas. Ils viennent des déserts voisins, et coûtent ordinairement de mille à quinze cents piastres.

    La quatrième race, qu’on distingue sous le nom d’oœl sabi, est, relativement à la précédente, ce que la race seclaoui est à la race djelfe, c’est-à-dire que ces deux races sont presque égales en beauté, et qu’il faut être habile vétérinaire pour pouvoir les reconnoître. Par conséquent le prix des chevaux de cette race est toujours de mille à douze cents piastres, quand ils sont sans défaut et dans l’âge de trois ou quatre ans.

    La cinquième race, connue sous le nom d’oœl treidi, est très commune: elle vient des environs de la ville, et fournit de beaux et bons chevaux; mais il faut les bien essayer et savoir les connoître, parcequ’on en trouve beaucoup de vicieux. Ils n’ont pas les excellentes qualités qui distinguent les races précédentes; mais ceux qui sont reconnus bons, et de l’âge de trois ou quatre ans, se vendent ordinairement de six cents à huit cents piastres.

    La sixième race, qui vient des environs de Bassora, se nomme oœl nagdi, et passe pour être excellente; elle égale, si elle ne surpasse pas, les races djelfé et seclaoui. On connoît peu les chevaux oœl nagdi à Damas, et les amateurs assurent qu’ils sont incomparables; aussi leur valeur est arbitraire, et excède toujours deux mille piastres.

  3. If we take early European writers at face value, Najdi is a strain. If we put their writings in context, it’s the name of the horses of the Bedouins newly arrived from Najd (ie, the Anazah).

    I am intrigued by this mafki/sabi/traidi. Some typos there I suppose.

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